Théâtre d’illusia
A propos du spectacle

A propos du spectacle



Spectacle de marionnettes sur eau et gaines chinoises

 

D’après Gengis Khan

 

Avec l’aide de :

D.R.A.C. de Haute Normandie, Conseil Régional de Haute Normandie, Le Conseil Général de Seine Maritime, Ville de Rouen, Atelier 231/Sotteville lès Rouen,

Et le soutien de : Espace Beaumarchais/Ville de Maromme, la Fabrique/Théâtre Ephéméride-Val de Reuil, Rougemare et Cie/La Chapelle Saint Louis-Rouen Festival Méli-Môme de Reims, Chambole 3RU rugles, Festival De Marionnettes de Dordrecht (Hollande)

1-LA CREATION

La création s’inscrit dans la logique de création de la Compagnie et de ses membres sur plusieurs points :

  1. Explorations des mythes de création du monde

  2. Recherche et utilisation des marionnettes sur eau associées à d’autres techniques traditionnelles (gaines chinoises, ombres)

  3. Recherche d’un univers visuel onirique et poétique

 

2- Pourquoi Gengis Khan, le Roi-Océan ?

 

Bien que son nom soit souvent synonyme de conquêtes sanguinaires, de barbarie, il est pourtant la figure emblématique du le peuple Mongol. En effet, le peuple Mongol, à l’époque de Gengis Khan est un amas de multiples clans d’origines ethniques proches ou moins proches. Tous ont en commun une chose : ils sont nomades. Et tous se sont rassemblés sous la bannière d’un seul homme : Gengis Khan. Cet homme qui a conquis les trois-quarts de l’Asie, qui a fait trembler les portes de l’occident marque aussi dans l’histoire de l’humanité une page importante. Gengis Khan et ses conquêtes représentent le dernier sursaut du monde nomade face aux civilisations sédentarisées.

 

Témudjin ("le forgeron") est le nom de naissance de Gengis Khan, le Khan de tous les Khan. L’étymologie de « Gengis », vient du turc tengiz qui signifie « océan, mer » et exprime l’idée d’universalité, c’est le souverain océanique ou « Roi-océan ».

 

Il nous est possible de connaître bien des détails sur sa vie au travers des nombreuses sources. Mais ces données restent fragmentaires et laissent dans l’ombre des aspects de sa personnalité.

 

Inoué, dans son roman « le loup bleu » donne cette version : peu avant la naissance de Témudjin, sa mère est enlevée par un chef de clan ennemi. Le père de Témudjin la délivre - ou l’enlève, selon la thèse officielle (de « l’Histoire secrète des mongols »). Peu de temps après Témudjin naît. Un doute va s’insinuer dans l’esprit de Gengis-Khan : qui était son vrai père ? Pour accentuer le trouble, sa propre femme, Börte, est enlevée peu de temps après ses propres noces par un chef ennemi. Il la délivre, comme l’a fait son père avec sa mère. Naît un fils, Dotchi, l’Hôte. Un doute du même ordre va s’insinuer dans les esprits du clan : qui était son vrai père ?

C’est à ce moment qu’intervient la parole du chaman. En se référant à L’ « Histoire secrète des Mongols », il balaie le doute en énonçant le mythe fondateur du peuple mongol, et l’origine de Gengis Khan :

« A l’aube des temps, le loup gris, Borte-Cino, né du ciel, sortit des forêts du nord. Il vint sur les bords du lac Baïkal. Il aperçu une biche fauve, Qo ‘aï-Maral, qui se désaltérait. Elle releva la tête, et vit le loup gris. Celui-ci en tomba amoureux. La biche-fauve ne se laissa pas approcher de suite. Une course sans relâche s’engagea. Ils traversèrent toute l’étendue du lac-océan,, puis les forêts pour parvenir aux bords de la steppe, au pied du mont Kaldun, là où la rivière Onan prend sa source. De leur union, naquit le Roi-chasseur, le premier khan, ancêtre de Gengis Kahn ».

 

Cette légende fait appel à un des aspects de la culture mongole qui nous intéresse : le chaman a le pouvoir de la parole. Sa parole est sacrée, et par sa parole, il ordonne la vie matérielle et spirituelle du clan. Par là, nous notons le point d’attache avec le travail du conteur qui s’inscrit dans notre direction de travail.

 

Dans nos précédents spectacles, par nos recherches sur la thématique de la genèse, nous avons exploré le monde de la féminité dans ses expressions concrètes et symboliques. Avec Gengis Khan, nous explorons la représentation masculine dans ses expressions les plus crues : la responsabilité de la paternité, la quête et la conquête, le combat et la violence, l’organisation sociale et spirituelle, le pouvoir et la politique, l’adversité et l’Autre, l’homme sauvage.

Comment le père peut-il affirmer son autorité dans la famille sans user de violence ?

Comment peut-il dépasser cette violence ?

Comment peut-il canaliser cette pulsion de mort qui est en lui ?

 

En termes d’éléments ou objets symboliques il est utile de citer trois éléments qui font la fierté des mongols : l’arc (et la flèche), la lutte à mains nues et le cheval. Ce sont trois éléments ou figures que l’on peut sans crainte associer au Théâtre de marionnettes.

Gengis-Khan a été un personnage sanguinaire, un chef de guerre, mais il a aussi été un enfant, un frère, un fils, un mari, un père, un amant et un ami. Il est devenu un stratège militaire reconnu, un politicien hors pair, un souverain magnanime ou impitoyable, un homme curieux des religions et cultures étrangères, qui recevra l’enseignement du Tao à la fin de sa vie.

Gengis-Khan, dans la Mongolie d’aujourd’hui, est redevenu officiellement, après l’écroulement de « l’empire soviétique », la figure emblématique de tout un peuple.

Dans la capitale Oulan-Bator d’aujourd’hui, nombre de mongols se sont sédentarisés, tout en gardant près de leur HLM, la Ger (terme mongole désignant la tente ou yourte) familiale plantée sur un petit lopin de terre. La famille y passe ses week-end. D’autres quartiers d’Oulan Bator sont fait uniquement de Ger, entourées de petites palissades, à l’instar des banlieues pavillonnaires de nos cités occidentales.

Enfin, dans tous les endroits de la ville, les plus pauvres sont contraints de creuser le sol, et d’y construire un abri avec tout ce qu’il est possible de récupérer. La comparaison avec les favela et autres bidonvilles est possible.

 

3- LA GAINE CHINOISE

 

A l’origine, les marionnettes à gaines chinoises servaient à divertir les dieux devant les temples. Il s’agissait donc de spectacles de divertissement divin. Les pièces jouées étaient les copies conformes des opéras chinois traditionnellement interprétés par des acteurs en chair et en os. Alliant les combats, arts martiaux, acrobaties, jeux de cirque et d’adresse, et manipulations extrêmement raffinées (coiffure d’une princesse, calligraphie d’un lettré, etc) les marionnettes à gaines chinoises demandent, en plus de l’âme du marionnettiste, une grande dextérité dans la manipulation. Les marionnettes essayent de surpasser les humains pour tromper les dieux sur leur réelle nature.

 

4- ELEMENTS SCENOGRAPHIQUES ET MARIONNETTES SUR EAU

Une yourte (ou « ger » pour désigner la tente mongole) comme cadre scénographique, une yourte mais sans les feutres, seulement avec la structure en bois.

Explorer l’idée de la présence tutélaire de l’eau – continuité de la recherche de la compagnie sur la technique des marionnettes sur eau avec la présence d’un bassin au milieu de l’espace scénique. Bassin qui disparaît ou apparaît, devenant souterrain ou se découvrant à ciel ouvert.

Ciel qui recouvre la terre et devient désert, puis se dresse pour se faire tente puis montagne et disparaît près des étoiles.

La montagne au fond entre la steppe et l’espace onirique représenté par l’eau.

S’enterrer sous terre pour se protéger du ciel : rechercher où est enterré Gengis Khan, archéologue ou pilleurs de trésors, de tombes.

 

Le Ciel n’est pas comme une yourte,

Le Ciel est une yourte (J.P. Otte)

Les marionnettes sur eau dévoilent les images non organisées, rêvées, inconscientes.

L’eau est le miroir des rêves, le révélateur des peurs ancestrales ; c’est pour les mongols un élément tabou car sacré.

Les marionnettes à gaines voyagent, volent, combattent, contemplent la steppe, elles sont dans le monde conscient, et attachées à l’homme et à son action, elles sont dans l’air au bord de l’eau, entre la terre et le ciel.

 

5- AGENDA

Calendrier création et première 2005 :

  • Janvier/février : finalisation de l’écriture dramaturgique

  • Janvier/juin : construction marionnettes (Atelier Clavières-Nantiat/87)

  • Juillet  : construction décors (Atelier Clavières-Nantiat/87)

  • 1 er Août 3 septembre : résidence Marommes 

  • 5- 16 Septembre : résidence La Fabrique/Théâtre Ephéméride

  • 19 septembre – 15 octobre : résidence Atelier 231/Sotteville lès Rouen, sortie d’atelier 13 et 14 octobre : 3 représentations scolaires et une visite de chantier le 14 octobre

  • 20 octobre – 12 novembre : résidence Chapelle SaintLouis/Rouen : représentations du 3 au 10 novembre : 11 représentations scolaires et 6 représentation tout public.

  • 15 décembre : 2 représentations dans l’école de Pont de L’Arche (27)

Calendrier diffusion 2006-2007 :

  • 7 février 2006 : Maromme

  • 14,15 mars : festival « Printemps des p’tits loups » Théâtres ds Chalands/Val de Reuil.

  • 26 mars 2er avril 2006 : Festival Mélimôme Reims et Saint Dizier.

  • 6, 7 avril 2006 : Espace F.Mitterand, Canteleu

  • 19, 20 et 21 mai : Festival du Marais : Paris 4ème.

  • 23,24 Juin : Festival International de Marionnettes de Dordrecht, Hollande

  • 5 Juillet 2006 : Festival de marionnettes de Forges les eaux.

  • 19,20 Août 2006 : « La Chambole 3RU » .

  • 5 au 8 octobre 2006 : Espace Culturel Gonfreville l’Orcher (76)

  • 19-20 décembre : festival : « Noël au cœur des Steppes »– Cran Gevrier(74)

  • 11 février 2007 : Thorigné-Fouillard (35), festival de marionnettes

  • 29 mar-3 avril : Giboulées de la Marionnettes – TJP Strasbourg (67) – Reichshoffen (La Castine)

 

ROI-OCEAN

Inspiré de la vie de Gengis Khan

 

Scénario et mise en scène  : Marja Nykänen

Recherche thématique  : Jean-Christophe Canivet, Thierry Lachkar

Scénographie  : Jean-Christophe Canivet, Jean-Luc Galiné,

Nicolas Saraiva

Univers sonore  : Sanna Salmenkallio avec Illusia band

Lumières  : Jean-Luc Galiné

Conteur  : Thierry Lachkar

Marionnettistes  : Jean-Christophe Canivet, Marek Douchet

Construction des marionnettes  :

Wang Ta Mu, Kim Eun Young-Pernelle, Estelle Baggs, Illusia

Mixage de la bande son  : Kalle Sinkkonen

Préparation vocale  : Thierry Lachkar

Régie  : Nicolas Saraiva, Pierrick Gibert

Affiche  : Flop

 

Remerciements  :

Marie-Dominique Even, Ludmila Douchet, Nathalie Perroche, Claire Potin, Jean-Baptiste Papon, Luis Penaherrera, Catherine Boulenger et l’Ecole maternelle Rostand de Sotteville-lès-Rouen, le Safran collectif

 

ROI-OCEAN est la traduction littérale possible du nom de Gengis Khan, empereur mongol (1162–1227). Selon la légende, le loup bleu et la biche fauve sont les ancêtres du peuple mongol.

Né enfant nomade, Gengis Khan s’appelle alors Témudjin. Son père est empoisonné alors qu’il a 13 ans, il se trouve seul à la tête du clan. Marié à Börte, il subit l’attaque des merkits, un peuple voisin qui lui volent sa femme. Il arrive à résister et récupérer Börte. Dès lors, de Plus en plus des mongols se rallient à Témudjin.

Un chaman, Qorchi-le vieux, a un songe prémonitoire : Témudjin va devenir le roi des steppes, le khan des khans. La prémonition se réalise quand Témudjin, à l’âge de 44 ans devient Gengis Khan.

Une fois au pouvoir, il attaque et conquiert la Chine. Un des prisonniers, astrologue et médecin, devient son conseiller. Malgré les suppliques de ce dernier, Gengis Khan attaque à son tour les grandes villes perses, Samarkand et Boukhara en les détruisant entièrement.

Un sultan perse, Djalâl-ad-Dîn s’oppose à Gengis Khan et tue ses ambassadeurs. Gengis Khan se venge, l’attaque en duel, mais le laisse finalement s’enfuir.

Il se trouve à la tête d’un empire immense, mais le prix est cher : il a perdu tous ses proches.

Il remarque aussi que les nomades ont laissé peu de traces dans les villes conquises. La vie reprend comme si rien ne s’était passé.

Il rêve alors d’immortalité. Il appelle auprès de lui un vieux moine chinois. Tchang tchuen - C’est son nom- lui fait comprendre que la vie n’est qu’un passage dans ce monde. Il enseigne au grand khan, le Tao, la voie de la sagesse.

Gengis Khan meurt après être tombé du cheval. On ne sait toujours pas où il est enterré. Mais Pour le peuple mongol, il reste aujourd’hui le père emblématique de leur nation…

 

Prenant appui d’une yourte (tente mongole) en guise de cadre scénographique, les marionnettes voyagent, volent, combattent, contemplent la steppe, se reflètent dans l’eau, miroir des rêves attachés à l’homme entre ciel et terre.

 

Exposition photos « Images de Mongolie  »  : Fabienne Benoist et la collection privée de Dominique Rident

8- LE THEATRE D’ILLUSIA

 

la compagnie est née à Rouen, le 2 juillet 1997, sur l’initiative de Marja Nykänen, marionnettiste finlandaise, diplomée de l’ESNAM (Charleville-Mézières) qui a animé et dirigé le Festival de la Jeune Marionnette à Rouen (1994-97). Elle a pu ainsi y présenter plusieurs de ses créations ou spectacles dans lesquels elle intervenait. Des jeunes marionnettistes professionnels de nombreux pays sont ainsi venus présenter leurs créations. Le Festival a fait long feu. Marja Nykänen décide alors de se consacrer à ses propres créations et créé e Théâtre d’Illusia avec Jean-Christophe Canivet, comédien et marionnettiste.

 

La compagnie utilise des techniques asiatiques (ombres, marionnettes sur eau, gaines chinoises) en les adaptant aux contraintes occidentales, pour axer son travail de création dans deux directions : les mythes de création du monde entier et l’évocation de personnages historiques. 5 créations ont vu le jour depuis. Tournées en France, à la Réunion, au Guadeloupe et à l’étranger (Belgique, Canada, Finlande, Slovénie, Hollande, Laos, Vietnam, E.U, Italie). plusieurs créations sont inscrites au répertoire de la compagnie : « (Disparitions) ou le Tiroir Magique d’Erik Satie », spectacle de marionnettes à gaine chinoise, « PREMIER CHANT » spectacle de marionnettes sur eau et « L’Allée aux Nichoirs » ou quatre parcours spectacles sur la création du monde revisités par des auteurs contemporains.

 

Le Théâtre d’Illusia a déjà été accueilli par de nombreuses structures et Festivals aussi bien en France qu’à l’étranger (Guadeloupe, Réunion, Slovénie, Finlande, Belgique, Laos, Viet Nam, Hollande, Canada).

 

En marge des créations, le Théâtre d’Illusia mène une activité pédagogique qui s’inscrit dans la thématique des ses propres créations. La compagnie intervient auprès de différentes structures en France et à l’étranger, en milieu scolaire, dans le secteur de l’éducation spécialisée (IRTS Reims, IFEN le Havre, Club Prévention Epernay, Association Sauvegarde de la Marne, Théâtre de l’Odyssée-Périgueux, Ville de Rouen, MPT Sotteville, MPT Dieppe, à St Etienne du Rouvray, à l’Académie des Arts Visuels de Turku Finlande, Ecoles Françaises Internationales d’Helsinki -Finlande, Hanoi - Vietnam, Vientiane- Laos).

 

 

GENGIS KHAN, LE CONQUERANT DU MONDE

 

RESUME HISTORIQUE

 

 

« Sans ailes, le faucon est impuissant dans le ciel, sans cheval, l’homme n’est rien sur terre ! »

Gengis-Khan

 

 

Qui sont les Mongols ?

 

Ils forment une grande famille, très grande que d’aucun qualifie de « race » mongole. On peut raisonnablement dire qu’ils sont actuellement les descendants d’une famille ethnique qui pourrait se nommer turco-mongol. Par nature et par culture ils sont nomades, c’est à dire, pasteur. Ils sont donc éleveurs, de chevaux, moutons, boeuf, bref tout animal capable de voyager sur ses pattes, à la recherche des meilleurs pâturages. Les nomades mongols voyagent dans la steppe asiatique - grandes étendues plates presque désertiques ; l’hiver, recouvertes de neiges, d’herbes hautes et vertes au printemps et brûlées par le soleil l’été. En fait, ils y a, la base, multitude de groupes de différentes ethnies qui formeront, sous l’égide de Gengis-Khan et de ses descendant le peuple Mongol.

 

Aujourd’hui, on trouve encore trace d’un certain nombre de ces ethnies - Bouriates, Kipchak, Tatars, etc.- Les conditions climatiques rudes et difficiles, ont forgé des hommes très déterminés, enclins souvent à combattre pour la survie de la famille et de ses proches. Il faut savoir que les steppe de Mongolie connaissent des conditions climatiques extrêmes, avec la présence au sud, notamment, du désert de Gobi.

 

La famille Mongole habite sous une tente circulaire de feutre : la yourte. Un seul moyen de locomotion : le cheval, seul vrai compagnon du cavalier mongol. Il serait impensable à un mongol d’effectuer un quelconque déplacement autrement qu’à cheval ! Pour la survie de la famille, il est mieux de rallier d’autres familles, lors des transhumances, sous l’égide d’un chef de famille élu par les autres pour son autorité. Ce rassemblement de familles forme un clan. Parfois, et même souvent arrivent des luttes entre clan, pour souvent les mêmes raisons :

occupation des meilleurs pâturages, enlèvement de jeunes filles ou de femmes d’un clan par un autre clan, vol de chevaux et d’animaux, etc.

Il faudra attendre l’avènement de Gengis-Khan pour que naissent véritablement cette grande famille, ce peuple Mongol, assemblage de tous les peuples de la steppe asiatique, extrême-orientale puis moyen-orientale, et européenne.

 

La vie de Gengis-Khan (1157-1227) nous est connue partiellement par le biais de grandes épopées, quasi contemporaines de son époque. Il convient de citer trois grandes sources :

une source musulmane, grâce au conteur Rachid ed Din

une source chinoise, transcrite sous la domination mongol en chine

une source mongole « l’histoire secrète du peuple mongol » contée par un ou plusieurs bardes anonymes.

 

 

 

 

 

1- SON ORIGINE, SA NAISSANCE

 

La légende dit que le premier Mongol est né de l’accouplement d’un loup-gris et d’une biche-fauve. Leur origine est située dans les forêts de Sibérie au bord du lac Baïkal. Börté-chino, le grand loup ancestral, sort de la caverne légendaire de l’Erkhéné-quon. Il rencontre sa future compagne, la biche-fauve, Quoaï-maral, et leur course les conduits au coeur du futur pays Mongol. Partis des bords du lac Baïkal, ils viennent s’établir près de la source de la rivière Onon, près de la Montagne Sacrée du Bourquan-Kaldoun, c’est à dire dans l’actuel massif du Kenteï dans un pays qui se trouve pris entre le nord de la Chine et le sud de la Sibérie russe.

 

Cette montagne est la résidence du Dieu du Ciel bleu - Kok-Tèngri - le dieu suprême des Mongols. Et c’est là, au pied de la Montagne sacrée que vont s’aimer le loup-gris et la Biche-fauve. Leur fils, Batatchikan, sera l’aïeul de la famille de Gengis-khan et du peuple Mongol.

 

C’est dans cette même région que naît Gengis-Khan, dans une yourte de feutre, dans la tribu nomade des Böridjin, un des nombreux clans mongols. Ses parents lui donne le nom de Témudjin, le forgeron. Yésugeï le brave est son père et il est le chef du clan, Hö’èlun est sa mère. L’année de sa naissance est celle du cochon, selon l’astrologie chinoise.

L’histoire dit que quand l’enfant vient au monde, il tient serré dans sa main droite un caillot de sang, présage d’une grande destinée. Témudjin est l’aîné de trois frères et d’une soeur.

 

 

2- ENFANCE ET APPRENTISSAGE

 

A l’âge de 9 ans, Témudjin est fiancé à la fille d’un chef de clan voisin, afin de sceller une amitié entre deux familles autrefois rivales. Peu de temps après cet événement, Yésugeï, le père de Témudjiin meurt empoisonné par de vieux ennemis, les Tatars. Il laisse femme et enfants sans protection. Le clan qui a perdu son chef est dissout ; Hö’èlun est chassée avec sa famille.

 

Témudjin, en qualité d’aîné va, au fil des ans, prendre la place du chef de famille, dans les jeux d’enfance, puis à la chasse, entre frères, à garder les chevaux. Les chevaux sont d’ailleurs la seule fortune qu’ils possèdent.

 

Mais un des chefs de l’ancien clan du père de Témudjin, craignant une future vengeance de ce dernier, l’enlève à sa famille. Il va le retenir prisonnier de nombreuses mois. Celui-ci parvient à s’échapper avec la complicité de vieux guerriers restés fidèles à la mémoire de Yésugeï. Témudjin rejoint sa famille. Les années passent.

 

 

3- L’AGE D’HOMME

 

Vient le temps du mariage. Fidèle à la coutume, c’est Börté que Témudjin épouse. Il a alors réussi à rallier autour de lui de nombreux amis. Le clan est à nouveau important et les amis des premières heures deviendront les généraux de la grande armée mongole.

 

La première guerre de Témudjin, est dirigée contre un peuple du sud, les Merkit, qui ont enlevé sa femme, la belle Börté. Le jeune chef fait appel à deux autres grands chefs mongols - Toghril et Damuqua. Ils se déclarent tous deux « Anda » de Témudjin, ce qui signifie frères de sang. Les Merkit vont être en grande partie exterminés par les armées des trois chefs Mongols., les rescapés s’enfuient dans les montagnes du nord. Femmes et chevaux sont partagés en guise de butin. Témudjin retrouve sa femme, Börté. Après cette victoire, de nombreux chefs et prince mongols se rallient à Témudjin.

 

 

4- PROCLAMATION DE GENGIS KHAN

 

C ’est donc naturellement qu’une grande fête est organisée ( la fête= kuriltaï), les princes mongols vont proclamer Témudjin Roi-Khan sous le nom de Gengis-Khan. Lors de cette célébration, on boit beaucoup de Kumis, le lait de jument fermenté, la fête dure une semaine.

 

La deuxième guerre de Gengis-Khan qui ne s’appelle plus désormais Témudjin, est menée contre les Tatars, peuple de l’ouest et ennemi héréditaire des mongols. Gengis-Khan s’allie au Roi de Chine que l’on nomme le Roi d’or, le roi du peuple Kin. Celui-ci siège à la cour de Pékin. Les Tatars sont vaincus, les survivants réduits en esclavage.

 

De retour chez lui, Gengis-Khan n’est pas au bout de ses peines. En effet, il doit réprimer durement des cousins à lui, qui sèment le trouble dans le tout nouveau royaume mongol. Dès lors, il décide de rallier par la force quand la persuasion ne suffit pas, tous les peuples et clans occupant la Mongolie - les Naïmans et les Kereïts notamment. Il réussit à devenir le Maître du peuple et de l’Empire Mongol. Il instaure la « Yassak », le code, la Loi, du peuple Mongol. Et lors d’une nouvelle grande fête (Kuriltaï), il réaffirme son autorité de Gengis-Khan, appuyé par l’autorité spirituelle du grand chaman Kökötchü. Il délivre de nombreuses promotions et récompense ses généraux et proches conseillers. Il faut citer ses quatre fidèles « chiens féroces », comme il les appelle : Djelmé, Djébé la flèche, Quoubilaï et Subotaï.

 

Gengis Khan se veut le « conquérant du monde ». Il dit :

« Je veux instaurer partout le calme d’un cimetière, ôter les villes du plateau de l’univers, afin que s’étende partout des steppes infinies où paîtront les chevaux mongols, où se dresseront des campements silencieux, où les femmes mongoles aux poitrines pleines nourriront de leur lait, des enfants forts et joyeux. »

Il soumet alors les peuples forestiers de la Taïga du nord et de l’ouest, les Khirghiz et les Ouïrat.

 

Mais Gengis-Khan est de nouveau confronté à un problème de pouvoir. Son grand sorcier/chaman, Kökötchü, a dressé contre lui des forces hostiles. Mais Gengis-Khan ne lui laisse aucune chance, il le fait exécuter sommairement.

 

Dès lors, pâtres nomades de la steppe et chasseurs des forêts ne connaissent qu’un seul maître : Gengis-Khan, qu’un seul étendard, un seul drapeau : le Touq, hampe à 9 queue de cheval où réside le Génie gardien de l’armée.

 

 

5- LES GRANDES CONQUETES

 

La première grande conquête sera dirigé vers la Chine, l’allié d’hier. Gengis-Khan et ses guerriers traversent le désert de Gobi, poussent jusqu’au fleuve jaune ; à l’assaut de la Grande Muraille, ils assaillent les troupes du Roi d’or. Il prend Pékin. Ses guerriers mettent le feu au palais impérial. L’incendie dure un mois.

 

C’est là qu’il s’attache les services d’un astrologue chinois, plein de sagesse et d’humanité. Celui-ci gagne la confiance et l’affection de Gengis-Khan : il ose dire au grand chef mongol que l’Empire peut-être conquis à cheval, mais qu’il ne peut être gouverné à cheval. Il le persuade de ne pas détruire les cultures et les villes, car il vaut mieux profiter des richesses qu’elles offrent et épargner les hommes qui les font fructifier.

 

Après la Chine, vient le tour de l’Asie Centrale, le Turkestan et les régions occupées par les Ouïghours, qui finalement s’allient aux Mongols pour que ceux-ci deviennent maîtres de la route de la soie.

Gengis-Khan envoie alors ses fidèles Djébé et Quoubilaï, à la tête d’immenses armées conquérir l’ancien empire Kara-Kitaï. L’Asie Centrale est totalement soumise.

 

L’Empire Mongol devient alors voisin d’un monde nouveau et d’une civilisation nouvelle : la civilisation arabo-persane, l’empire des chahs et sultans du Khwàrezm, l’actuel Iran et Afghanistan. Au départ, il se noue de nombreux échanges commerciaux entre les deux empires. Mais la situation se dégrade vite quand des attaques répétées commises par des brigands, d’on ne sait pas quel camps, sur des caravanes de marchands. La guerre est inévitable. Car le Sultan Muhamad, vient de décapiter deux ambassadeurs mongols.

 

Avant de se lancer dans cette expédition de si grande ampleur, Börté, la fidèle femme de Gengis-Khan se fait le porte-parole du camps Mongol auprès de son chef et mari. Elle le prie de désigner un successeur, un héritier au cas où malheur lui arriverait. Entre ses quatre fils, Gengis-Khan choisit Ögödeï, qui sans être l’aîné est certainement celui qui montre le plus de bon sens, et surtout celui qui est le moins porté sur l’alcool.

 

Et les Mongols envahissent le monde musulman. Février 1220, Gengis-Khan prend la ville de Boukhàra, en mars, c’est la ville de Samarcand. Le Sultan Muhamad, celui là même qui dirige l’empire du Khwàrezm, prend la fuite, effrayé par les hordes mongoles. Seul un des ses fils, Djalal-al-din, oppose une vive résistance aux conquêtes mongoles, comme on le verra plus loin. Enfin, Gengis-Khan prend la ville de Gurgendj et porte un dernier coup à l’empire musulman en ravageant l’Afghanistan, le Khorassa et l’Iran oriental.

 

Le vaillant Djalal-al-Din, donc, résiste comme il peut. Il forme des commandos qui attaquent comme des guêpes, la formidable armée mongole. Gengis-Khan le poursuit jusqu’au rives du fleuve Indus, aux portes du monde Indien. C’est là qu’à lieu la seule et ultime rencontre entre les deux hommes. Gengis-Khan sort vainqueur, mais Djala-al-Din ne meurt, pas. Mieux, il parvient miraculeusement à s’ échapper. Sa vie durant, il ne cessera de lutte contre l’envahisseur mongol.

 

La ville de Merv est prise début 1221, Nitchapour en avril, la grande citadelle musulmane de Bâmiyân au cours de l’été. Gengis-Khan et ses armées mènent plusieurs fronts à la fois, et ravagent les pays et les grandes villes des pays des mille et une nuits. Jusqu’à l’automne 1222.

 

 

6- L’IDEE DE MORT : REVELATION DU TAOISME

 

Gengis Khan décide de rentrer au pays. Le retour est long. Il séjourne d’abord, en chemin dans les villes de Samarcand et Boukhara, où il s’intéresse à la Religion musulmane. Car dans son esprit, il n’a jamais été question de guerre de religion. Il a puni ceux qui avaient tué ses ambassadeurs, à la manière mongole !

Il se fait exposer les principes coraniques, et nomme deux lettrés musulmans, en qui il a confiance, gouverneurs des pays et cités conquises.

 

C’est ainsi que le « Conquérant du monde », nomade, va se mettre à l’école des vieux empires civilisés, urbanisés et sédentaires, dont il se trouve être le continuateur et l’héritier imprévu.

 

Pendant les dernières années de conquêtes, Gengis Khan est devenu, pour l’époque, un homme âgé. L’idée de la mort le hante. C’est pourquoi il fait venir de Chine un grand sorcier, un « alchimiste », qui, à ce que l’on dit, détiendrait une drogue d’immortalité. L’alchimiste est un prêtre de religion taoïste, son nom est Thchang-thchouen. Il avoue franchement à Gengis Khan qu’une telle drogue n’existe pas.

 

Loin de s’offenser, celui-ci se prend d’affection pour le vieil chinois. Il se fait expliquer le Tao, cette religion dont la bible est le livre de Lao-Tseu. Peut-être Gengis Khan un soir d’été, a-t-il entendu ces paroles de Tchouang-Tseu : « Comment savoir si le moi est ce que nous appelons le moi ? Jadis moi, Tchouang Tseu, je rêvais que j’étais un papillon, un papillon qui voltigeait, et je me sentais heureux. Je ne savais pas que j’étais Tchouang Tseu. Soudain, je m’éveillai et je fus moi-même, le vrai Tchouang Tseu.Et je ne sus plus si j’étais Tchouang Tseu rêvant qu’il était un papillon, ou un papillon rêvant qu’il était Tchouang Tseu. »

C’est ainsi que Gengis Khan marque un intérêt égal pour toutes les religions, musulmanes, taoïste, et même chrétienne.

 

 

7- LE RETOUR- LA FIN DU REGNE

 

Gengis Khan est fatigué. Vers 1224, sur la route du retour, il est rejoint par ses fidèles généraux, Djébé et Subotaï. Ceux-ci ont poussé la conquête mongole jusque dans les steppes d’Ukraine, en Russie, à travers la Perse, et le Caucase.

 

Gengis Khan retrouve enfin Börté en Mongolie, près de la rivière Onon, vers 1225. Mais son repos est de courte durée. La Chine, dont il avait entrepris la conquête bien des années auparavant, ne cesse de résister à l’envahisseur mongol. Gengis Khan décide une nouvelle campagne en Chine.

 

Celle-ci sera la dernière de l’empereur. Il meurt au cours de l’été 1227, il a alors 60 ans. Son corps est ramené en Mongolie et enterrè dans les flancs de la Montagne Sacrée du Bourquan-Kaldoun, la montagne des origines. Le lieu exact est resté secret. Son empire est immense, et celui-ci sera maintenu et agrandit par son fils Ögödeï, puis par son petit fils Koubilaï-Khan, à la cour duquel, Marco Polo restera attaché de nombreuses années.

 

L’Histoire Secrète des Mongols dit : « Dans l’année du cochon, Gengis Khan monta au ciel »

Sur une stèle taoïste du 13ème siècle, probablement érigée par Tchouang Tchouen, on peut lire ces paroles de Gengis Khan :

« Je reviens à la simplicité et je retourne à la modération. Qu’il s’agisse des vêtements que je porte ou des repas que je prends, j’ai les mêmes guenilles et la même nourriture que les gardiens de boeufs et les palefreniers, je traite les soldats comme des frères...j’ai réalisé une grande oeuvre et dans les six directions de l’espace, tout est soumis à une seule règle... »

 

Aujourd’hui encore, l’esprit de Gengis Khan est très présent dans la mémoire collective des Mongols. Et malgré une urbanisation croissante, surtout dans l’actuelle capitale d’Oulan-Bator, les mongols ont, pour la plupart gardé le mode de vie de leurs ancêtre, c’est à dire qu’il y a encore des quartiers de la capitales (de moins en moins nombreux !) où les HLM n’ont pas chassé les yourtes de feutre.

Bibliographie - GENGIS KHAN -

 

Even Marie-Dominique et Pop Rodica, Histoire secrète des Mongols (Galimard, 1994)

Grousset René, Le conquérant du Monde (Albin Michel, 1944), L’Empire des Steppes, (Payot), L’Empire Mongol, (collection Caveignac-Boccard)

Hamayon Roberte, La chasse à l’âme, Esquisse d’une théorie du chamanisme sibérien (Société d’ethnologie, Nanterre, 1990)

Heissig Walther, Les Mongols, un peuple à la recherche de son histoire (J.C.Lattès, 1982)

Hoàng Michel, Gengis-Khan (Fayard, 1988)

Pelliot Paul, Histoire Secrète des Mongols (Adrien Maisoneuve, Trad.incomplète)

Percheron Maurice, Sur les pas de Gengis Khan (Del Duca, 1956)

Plan Carpin Jean de, (traduit et commenté par le P.Clément Schmitt) Histoire des Mongols (éd.fransiscaines, 1961)

Roux J.-Paul, Histoire de l’Empire Mongol (Fayard, 1993), Faune et flore sacrées dans les sociétés altaïques (Adrien Maisoneuve), la mort chez les peuples altaïques anciens et médiévaux (Adrien Maisonneuve)

Rubrouck Guillaume de, (traduction et commentaire de Kappler Claude-Claire et Kappler René), Voyage dans l’Empire mongol (Imprimerie Nationale)

Vladimirtsov B., Gengis-Khan, trad. De Michel Carsow (Adrien Maisonneuve), le régime social des Mongols, trad. De Michel Carsow (Adrien Maisonneuve).

 

 

Divers, roman, études, contes, etc

 

Aubin Françoise, l’art du cheval en Mongolie, dans Production Pastorale et Société n°19 (Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 1986)

Bauchau Henri, Gengis Khan (théâtre, Actes-sud-Papiers 1989)

Bogros Denis, Des hommes, des chevaux, des équitations (Favre/Caracole, 1989)

Bourboulon Catherine de , L’Asie cavalière (Phébus, 1991)

Frédéric Louis, L’arc et la flèche (éditions du Félin/Philippe Lebaud, 1995)

Gernet Jacques, la vie quotidienne en Chine à la veille de l’invasion mongole (Hachette, 1978)

Homéric, Le loup mongol, roman (Grasset, 1998)

Inoué Yasuhi, le loup bleu, le roman de Gengis-Khan (picquier poche, 1990-94)

Jan Michel, le voyage en Asie centrale et au Tibet (Robert Laffont, 1992)

Legrand Jacques, Vents d’herbe et de feutre (éditions Findakly, 1993)

Moreau Marcel, La pensée mongole (l’Ether vague/ Patrice Thierry, 1991)

Soukhbaatar Tsegmidin et Desjacques Alain, Contes et récits de Mongolie (Nathan, 1991)

Tschinag Galsan, Ciel Bleu (Métaillé, 1996), Le monde gris (2002), La montage blanche (2004)

Etudes Mongoles, cahiers 1, 5 et 6 (Laboratoire d’ethnologie, Université de Paris X, Nanterre)

Marja Nykänen

Metteur en scène, Marionnettiste

 

 

Elle est née en juin 1963 à Helsinki en Finlande. 20 plus tard elle commence son parcours dans le monde de la marionnette et du théâtre. La première étape fut consacrée à sa formation, elle suit des stages avec "The House Compagny of Meredith Monk" à Aarhus Teater Akademi au Danemark, Alain Recoing (85), Christian Benedetti (89), Josef Krofta (91), Sotigui Kouyaté (98). Pendant sa formation à Charleville Mézières de 1990 à 1993, Marja travaille de plus près avec Roman Paska, Irina Niculescu, Michael Meschke, Guido CERONNETTI Elle obtient le Diplôme de l’école Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette en 1993.

 

Pendant ses années de formation en conception de marionnettes et de leur mise en scène, Marja Nykänen travaille aussi le travail d’acteur. Entre 86 et 90, elle joue avec la Compagnie Homo$ de Finlande, la compagnie Chairos d’Allemagne, le Théâtre de l’éphéméride de Val de Reuil et sous la direction de Jean-Jacques Maufras.

 

En 1992, elle monte « Parade » d’Erik Satie avec Basil Twist, marionnettiste new-yorkais, l’année suivante, elle adapte et interprète « étude pour Edith S. » dans la mise en scène de Marie de Bailliencourt.

Elle met en scène Don qui Quichotte est une cafetière avec la Cie Navasfrias (Reims), Grand-Mère, jambe d’os de Georges Perla , De l’autre côté de la mer d’après G.G. Marquez, adapté par Georges Perla pour l’Atelier de Création et de diffusion de la Marionnette(Charleville-Mézières). Elle collabore à la dramaturgie de « 100 ans dans la forêt » de la Cie Akseler (Il de la Réunion) et dirige l’acteur/marionnettiste du spectacle « Zaping Lupus » Cie Zapoi (Lille-Valenciennes). Elle dirige Ratiba Mokri pour les petites histoires de Mokri, dans « les Cabines s’amusent » Cie Hors de Soi (Dieppe).

Ses spectacles ont tourné en Grèce, Russie, USA, Finlande, France, Italie, Viet-Nam, Laos, Slovénie, Belgique, Hollande, Ile de la Reunion, Guadeloupe.

Trois cartes blanches lui seront attribuées par le festival de Marionnette de Dives-Sur-Mer, le festival d’Objets en Scène de Mont-Saint-Aignan et le festival Marionnettissimo de Toulouse.

Comme constructrice Marja réalise, pour la Cie Dram*bakus, les masques géants du spectacle inaugural du Métro de Rouen, des décors extérieurs au festival de Théâtre de rue Viva Cité pour Mélodie Théâtre et des Marionnettes géantes pour le spectacle Les aventures d’Ulysse de David Negroni -Eclat-Théatre, au Théâtre du Gymnase à Paris.

En 1997, elle fonde sa compagnie, Le Théâtre d’illusia, avec Jean-Christophe Canivet. En 1998, ils reçoivent la mention spéciale du Jury du festival de marionnette LUTKE en Slovénie avec le spectacle (Disparitions) ou le Tiroir magique d’Erik Satie.

En 2000, Marja Nykänen crée Premier chant qui a été joué près de 300 fois, en France, Finlande, Ile de la Réunion, Guadeloupe, Hollande, Slovénie, Canada.

En 2001, lors d’une résidence de compagnie à Oissel, elle crée l’adaptation pour l’extérieur de Premier Chant, Premier Jardins, 25 représentations en Normandie.

En 2002 et 2003, crée « L’Allée aux Nichoirs » 4 parcours spectacles de contes et marionnettes (150 représentations à ce jour) et adapte les textes commandés à des auteurs vivants pour ces quatre parcours.

Jean-Christophe Canivet

Marionnettiste, comédien

 

Né en septembre 1963 à Châlons en Champagne.

Etudie le violon à partir de 8 ans ; à 16 ans, concerts avec l’orchestre du Temple de Reims sous la direction de Mme Ill et Françoise Leblond (Reims, Rethel)

Co-fonde en 1984, une compagnie de Théâtre à Reims (5 créations jouées à Reims CDN, Théâtre G.Dorziat d’Epernay de 1984 à 1988).

Formation à Paris : 1986-90 à l’Ecole C.Dullin, 1988-90 chez Jacques Lecoq.

Numéros de clown dans la rue.

En 1992 suit un stage de théâtre Kabuki à la Cartoucherie et rencontre A.Papin et O.Lattron metteurs en scène rouennais qui l’invitent à dispenser des cours de Kendo (Il est ceinture noire 3ème dan à l’époque) et jouer en tant qu’acteur dans leur compagnie à Rouen. Entre temps il croise aussi la route de C.Taguet et du Cirque Baroque et de certains acrobates d’Archaos et Zingaro avec lesquels il intègre des prestations de gala.

En 1994, sous la direction de Thomas Schetting du Théâtre du Safran, participe au cycle Urschrei en tant qu’acteur et musicien, participation qui se poursuit jusqu’à 1999 sur le projet de ViaExpresa « le Dire Troublé des choses » de P.Lerch pour Art et Déchirure.

La même année, il rencontre Marja Nykânen et le monde de la marionnette. Il reprend plusieurs rôles dans différents spectacles réalisés par elle et d’autres marionnettistes diplômés de l’ESNAM.

Dès 1995, devenu rouennais, il collabore avec Marja Nykânen sur le Festival de la Jeune Marionnette de Rouen. Suit un stage avec Philippe Genty à l’Institut de la Marionnette de Charleville-Mézières. Ecrit et co-interprète avec M.M.Valiente (de la Cie de danse norvégienne B.Valiente)« Don Quichotte est une cafetière » mise en scène par M.Nykänen.

Fondation en 1997 avec Marja Nykänen du Théâtre d’ Illusia. Création d’un solo sous la direction de Marja Nykänen « Disparition…d’Erik Satie ». S’initie aux gaines chinoise sous la direction de JL Penso (Théâtre du Petit Miroir) et de la CieTaiwanaise Y Wan Jan, qu’il suit en tournée en suisse (mai 99).

Puis jusqu’à ce jour participe presque exclusivement et activement en tant que marionnettiste, pédagogue, et administrateur à la vie du Théâtre d’Illusia. Les spectacles dans lesquels il tourne l’emmènent à tourner en France, DOM-TOM, Finlande, Belgique, Italie, Hollande, Slovénie, Laos, Vietnam, USA, Canada)

Pour rester intermittent, il fait quelques incursions en dehors de la compagnie (Atelier de l’Arcouest – œil extérieur, Cie Hors de Soi - comédien, Atelier de Création de la marionnette- marionnettiste, Bas’Art Cirque et Cie Akséler –Ile de la Réunion – direction d’acteur).

Depuis fin 2005, devient permanent du Théâtre d’Illusia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réalisation Affiche Roi Océan : Flop

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